Réunion


Imagerie ultrasonore, de la formation d'images à leur analyse

Date : 12 Novembre 2026
Horaire : 09h30 - 17h00
Lieu : Amphithéâtre Durand, campus Pierre et Marie Curie, Sorbonne Université, 4, place Jussieu, 75005 Paris (entrée place Jussieu, métro 7 et 10, puis suivre bâtiment Esclangon)

Axes scientifiques :
  • Imagerie computationnelle

Organisateurs :
  • - Sébastien Bourguignon (LS2N)
  • - Clément Huneau (LS2N)
  • - Barbara Nicolas (CREATIS)
  • - Valentine Wargnier-Dauchelle (CREATIS)

Nous vous rappelons que, afin de garantir l'accès de tous les inscrits aux salles de réunion, l'inscription aux réunions est gratuite mais obligatoire.

Inscriptions

3 personnes membres du GdR IASIS, et 0 personnes non membres du GdR, sont inscrits à cette réunion.

Capacité de la salle : 95 personnes. 92 Places restantes

Annonce

Les images ultrasonores présentent des caractéristiques spécifiques (speckle important, résolution anisotrope, artefacts) qui les distinguent d’autres types d’imagerie et rendent nécessaire le développement de méthodes dédiées, aussi bien pour la reconstruction que pour l’analyse d’images.

Les avancées technologiques récentes dans les systèmes ultrasonores (électronique à grand nombre de voies, sondes matricielles) ouvrent de nouveaux défis méthodologiques, notamment pour l’imagerie 3D rapide. Il s’agira de repenser ou d’adapter les méthodes de traitement, mais également de réfléchir à leur accélération et à leur portabilité dans des applications cliniques ou industrielles.

Cette journée vise à rassembler les chercheurs et chercheuses s’intéressant à l’imagerie ultrasonore, suivant deux axes de recherche :

  • formation d’images : stratégies d’acquisition, algorithmes d’imagerie, problèmes inverses, …
  • analyse d’images : segmentation, recalage, ...

Bien qu’une majorité de la communauté scientifique en imagerie ultrasonore travaille sur des applications biomédicales, cette journée est ouverte à d’autres applications (comme le contrôle non-destructif industriel) qui en partagent certaines problématiques, contraintes physiques et méthodes.

La journée comportera 3 présentations invitées :

  • Alexandre Aubry (Institut Langevin, ESPCI Paris)
  • Diana Mateus (LS2N, Centrale Nantes)
  • Samuel Rodriguez (I2M, Université de Bordeaux)

Appel à contributions

Nous invitons les jeunes chercheurs et chercheuses à soumettre une proposition pour présenter leurs travaux lors de l’événement (en anglais ou en français)
Les propositions sont attendues avant le 18 octobre, sous la forme d’un document comportant : titre, auteurs, affiliations, résumé de 15-20 lignes. Elles sont à envoyer par courriel à tous les organisateurs :

Les notifications seront envoyées aux auteurs le 20 octobre.

Organisateur.ice.s

  • Sébastien Bourguignon (LS2N, Centrale Nantes)
  • Clément Huneau (LS2N, Nantes Université)
  • Barbara Nicolas (CREATIS, CNRS)
  • Valentine Wargnier-Dauchelle (CREATIS, INSA Lyon)

Résumés des contributions

Présentations invitées


Ultrasound matrix imaging for joint wave-speed tomography and aberration correction in soft tissues

Alexandre Aubry, ESPCI Paris, Institut Langevin

Ultrasound imaging traditionally relies on the assumptions of single scattering and a constant speed of sound. In practice, spatial variations in sound speed within biological tissues distort propagating wave-fronts, severely degrading both spatial resolution and image contrast. To address these limitations, we present a physics-based computational framework for joint sound-speed tomography and aberration correction in soft tissues.

Experimentally, this approach leverages the acquisition of the reflection matrix, which captures the full set of impulse responses between the transducers of the ultrasonic probe. By decoupling the input and output focal points during the beamforming process, matrix imaging yields a focused reflection matrix that contains significantly richer information than conventional ultrasound images. Crucially, this representation enables local assessment of focusing quality to quantify wave aberrations at any point in the medium.

To recover the sound speed map, we propose a two-step strategy. First, inspired by astronomical adaptive optics, a multi-conjugate approach analyzes wavefront distortions across multiple depths. The mapped phase shifts optimally compensate for aberrations and allow a first reconstruction of the sound-speed spatial distribution. Second, wave propagation is modeled as a differentiable multi-layer network, leveraging optimization tools to solve the inverse problem and infer high-resolution sound-speed maps. We validate this framework through experiments on tissue-mimicking phantoms and human breast tissues, demonstrating its strong potential for tissue characterization and tumor detection.


Implicit neural networks for representing ultrasound images and volumetric shapes

Diana Mateus, Centrale Nantes, LS2N

Neural Implicit Representations (INRs) have emerged as a versatile framework for medical imaging, providing continuous and compact representations that can effectively capture both image appearance and anatomical structure. Recent work has demonstrated their potential in ultrasound imaging, where they enable improved volumetric reconstruction, probe tracking, and raw data representation for applications such as novel view synthesis, compounding, and compression. Beyond image reconstruction, INRs have also proven effective as shape priors across populations, reducing annotation requirements for 3D segmentation and enabling unsupervised anomaly detection by modeling normal anatomical variability. The purpose of this talk is to show the versatility of INRs in ultrasound imaging.


Imagerie acoustique en milieu réverbérant : Localisation active de défauts et émission acoustique

Samuel Rodriguez, Université de Bordeaux, I2M

Les méthodes classiques d’auscultation de milieux solides ou biologiques par ondes acoustiques s’appuient sur une configuration expérimentale impliquant un trajet direct de l’onde entre la zone à inspecter et les transducteurs réalisant la mesure. Cela permet une exploitation facilitée des données mais prive de l’information portée par les autres interactions de l’onde avec le milieu. Le travail présenté ici s’attache à exploiter des champs acoustiques réverbérés, résultats de réflexions multiples sur les bords de la pièce et/ou de superpositions multiples dues à la géométrie. Pour l’inspection active de structures, le canevas méthodologique de traitement des données choisi est l’imagerie topologique qui permet de tirer avantage de cette réverbération notamment pour localiser des défauts qui ne sont pas en vue directe des transducteurs.

L’application industrielle associée actuellement développée au laboratoire est le contrôle des parties basses des rails de chemin de fer. Pour l’inspection passive de structures, les travaux se concentrent sur l’émission acoustique, une technique de suivi et de localisation des événements acoustiques générés dans et par la structure. L’utilisation du champ réverbéré plutôt que des ondes directs permet de réduire le nombre de transducteurs tout en conservant une résolution adaptée. Dans ce travail, nous mettons en œuvre de telles méthodes sur des réservoirs d’hydrogène à l’aide de transducteurs flexibles imprimés à façon. Le couplage de ces méthodes et de cette technologie est tourné vers le suivi de santé structurelle embarqué (SHM).



Communications

A venir




Les commentaires sont clos.